Ce qui n'est pas à moi

Saison 1 · Se connaître · N° 2 · 6 à 8 min

Ce qui n'est pas à moi

Reconnaître ce que ton corps absorbe des autres, et le laisser repartir.

Des personnes face à l'océan au coucher du soleil, les mains ouvertes vers l'horizon

T'est-il déjà arrivé de te sentir épuisé après une simple conversation ? De sentir une colère monter dans une pièce pleine de monde, sans savoir d'où elle venait ? D'avoir une pensée qui tourne en boucle, et qui ne te ressemble pas ?

Et si une partie de ce que tu ressens… ne venait pas de toi ?

Le corps reçoit

Dans l'épisode précédent, Qui pilote ?, je te parlais du corps comme d'une voiture : une intelligence organique pilotée par la conscience.

Ce corps n'est pas une boîte fermée. Certaines zones sont comme des fenêtres ouvertes. Ce qui vient des autres entre par là : leurs pensées, leurs émotions, leur pression, leurs peurs. Et souvent, le corps l'amplifie.

Chaque corps a ses propres fenêtres. Certains absorbent surtout les émotions. D'autres, les pensées. D'autres encore, l'urgence ou la fatigue des autres.

Le piège, c'est de croire que tout ce qui traverse vient de soi. Qu'une colère absorbée est sa propre colère. Qu'un doute entendu est son propre doute. Alors on décide à partir de quelque chose qui n'était pas là au départ.

Ce qui traverse

Voici cinq choses que le corps absorbe souvent, et comment les reconnaître.

Les pensées des autres. Une question qui tourne, une certitude qui s'installe, une inquiétude sur quelque chose qui ne te concerne pas vraiment. Le signe : la pensée revient sans cesse, mais elle ne mène nulle part.

Les émotions des autres. Une tristesse, une colère, une excitation qui monte quand quelqu'un est là, et qui retombe quand tu te retrouves seul. Le signe : l'émotion change selon les personnes autour.

L'urgence des autres. L'envie de tout finir vite, de répondre tout de suite, de ne jamais faire de pause. Le signe : une pression sans raison claire, qui pousse à agir pour s'en débarrasser.

L'énergie des autres. Se sentir plein d'énergie avec certaines personnes, puis vidé une fois seul. Le signe : on suit un rythme qui n'est pas celui du corps, et on ne sait plus s'arrêter.

Les peurs des autres. Une inquiétude qui arrive après une conversation, un article, une vidéo. Le signe : la peur n'était pas là avant.

✦ Et toi ?

Parmi ces cinq, qu'est-ce que tu absorbes le plus ?

Une sensibilité, pas une faiblesse

Ces fenêtres ouvertes ne sont pas un défaut. Ce sont des fenêtres sur les autres.

Celui qui ressent les émotions des autres peut devenir très sage sur les émotions. Celui qui ressent l'urgence peut sentir quand une vraie urgence arrive. Celui qui absorbe les pensées peut comprendre ce qui préoccupe un groupe entier.

La clé, ce n'est pas de fermer les fenêtres. C'est de laisser passer.

« Ce qui traverse n'a pas besoin de rester. »

Un temps pour rendre à la mer

Je te propose un petit temps guidé. Prends-le quand tu as quelques minutes au calme.

Installe-toi confortablement. Ferme les yeux si tu le souhaites.

Imagine un rivage. Le sable est tiède. La mer respire devant toi.

Regarde les pensées qui tournent en ce moment. Tu n'as pas besoin de savoir d'où elles viennent. Pose-les simplement sur le sable.

Regarde maintenant les émotions. Celles qui sont là depuis ce matin, depuis hier. Laisse la vague venir… et les emporter.

Et cette urgence, cette pression de devoir aller vite. Elle aussi, rends-la à la mer.

Et la fatigue qui ne vient pas du corps. Laisse-la partir avec la vague suivante.

Ce qui reste, maintenant, quand tout le reste est reparti… c'est ce qui vient vraiment du corps. Respire. Et quand tu le sens, ouvre les yeux.

Au quotidien

Pour le quotidien, trois gestes simples.

Une question. Quand une émotion, une pensée ou une pression monte, demande simplement :

« Est-ce que c'est à moi ? »

Pas besoin de répondre. La question suffit souvent à créer de l'espace.

Un temps seul. Après une réunion, une fête, une journée pleine de monde, prends un moment seul. Une marche, une douche, quelques minutes au calme. C'est là que ce qui a été absorbé repart.

Décider au calme. Ne prends pas une décision importante au milieu de la vague des autres. Attends d'être seul, au calme, et écoute ce que le corps sait.

Pour finir

Ce qui n'est pas à soi peut traverser. Il n'a pas besoin de décider à notre place.

Et quand on sait reconnaître ce qui traverse, il reste ce que le corps sait vraiment. C'est depuis là que la conscience peut piloter.

Et cette conscience qui observe tout ce qui traverse, qu'apprend-elle à travers tout ça ? C'est ce qu'on explore dans les épisodes de Haute Métaphysique appliquée.

Épisode suivant : Le corps sait avant la tête.
Pour recevoir chaque nouvel épisode avec son texte, inscris-toi à la lettre Néantrix juste en dessous.

Cette réflexion s'appuie sur la Haute Métaphysique de Frank HATEM, que j'étudie à l'Université Francophone de Métaphysique depuis avril 2022.

Découvrir l'UFM et l'enseignement de Frank Hatem →

PARTAGER

La lettre Néantrix

Chaque nouvel épisode avec son texte. Et en cadeau de bienvenue, mon roman « Les étoiles à midi » en version numérique. Sans bruit.

Que Notre Volonté Soit Fête !
* Haute Métaphysique : enseignement de Frank HATEM · Université Francophone de Métaphysique · www.frank-hatem.com
© 2026 Néantrix par Jérôme Querrec